Bonjour Nicolas,
Votre post m'a fait sourire...
C'est sans doute votre premier chat ?
On est toujours (ou on essaie toujours) d'être très dur avec son premier chat, d'être ferme, d'avoir des principes et puis quand on a le second et que l'on se rend compte que l'on a été inflexible sur certains points, alors qu'au fond de soi, on aurait préféré lâcher un peu de leste, on ne refait pas la même erreur et le second chat en bénéficie.
Avez vous vraiment horreur qu'il vienne dans votre chambre ? ou est-ce un principe que vous avez exigé de votre fiancée ? Est-ce que ce chat fait partie de sa culture et pas de la vôtre ? Est-ce qu'elle aimerait au fond d'elle que le chat dorme auprès d'elle ?
Posez vous ces questions car le chat ressent nos besoins (il vient nous voir quand il sent que l'on est malheureux, quand on a besoin d'affection), les chats sont des aimants à sentiments...
Clarifiez ces points car si le chat miaule la nuit pour être auprès de vous, c'est
soit qu'il se sent perdu parce qu'il a changé de lieu en l'espace de quelques heures et qu'il a besoin d'être rassuré, cela peut se comprendre et le rassurer me parait humain,
soit qu'il sent que vous ou votre fiancée a besoin de sa présence.
Éduquer un chat, c'est pas exactement comme un enfant, mais, globalement, c'est fait des mêmes ingrédients :
1/ toujours se laisser guider par son coeur,
2/ être strict et ferme sur des choses non négociables, comme par exemple la sécurité et l'hygiène
3/ bâtir une relation qui soit dans l'échange (partage d'affection, partage de la vie)
Vous vous apprêtez à vous marier, à vivre ensemble : il me paraît primordial de respecter vos différences mutuelles (adhérez vous vraiment à cette adoption ? aimez vous les chats vous aussi ?)
Si vous ne partagez pas la culture féline, êtes vous prêt à la laisser vous convertir ?
Toutes ces questions, j'ai eu à les gérer, car quand j'étais fiancée à mon mari, j'ai adopté un chaton et l'année précédent notre mariage, je suis partie faire ma dernière année d'étude en Irlande et j'ai laissé mon chaton.
Quand je suis rentrée, mon futur mari avait confié (définitivement) mon chaton à mes parents.
Longtemps, il n'a pas voulu de chat, puis ma grand-mère est décédée et j'ai adopté sa chatte.
Il n'avait jamais eu de chats, chez ses parents. Il ne comprenait pas. Ce point est resté difficile entre nous tout au long de notre mariage.
Bizarrement aujourd'hui, il s'occupe des chats et des poules de nos voisins en leur absence et leur parle. Mais il maintient toujours avec notre chat, une attitude distante, parce qu'il dit que c'est moi qui m'en occupe de toute façon.
Alors mon conseil, si le chat n'est pas de votre initiative mais que vous avez à cœur de comprendre et d'accepter les valeurs de votre fiancée, bâtissez une relation complice avec le chat, et respectez ses besoins primaires mais aussi d'affection.
Soyez ferme sur l'hygiène, soyez ferme sur le fait qu'il ne monte pas sur la table par exemple, mais s'il miaule et que vous entendez qu'il a besoin de vous, qu'il est malheureux, entendez le et écoutez ce que votre cœur vous conseille. C'est valable pour toutes les relations; le cœur est bon conseiller.
Vous verrez, le jour où vous aurez un enfant, tout un tas de gens vous donnerons des conseils à la noix et en tant que jeune parent, vous vous sentirez mal équipé pour savoir quoi faire, pourtant, la seule chose à garder en tête, c'est d'écouter son cœur.
On vous dira "laisser le pleurer", "ne le prenez pas dans votre lit"; mais si vous souffrez en l'entendant pleurer, si au fond de vous, vous avez envie de le prendre dans vos bras et de le réconforter, c'est que c'est la bonne chose à faire.
J'ai été un peu longue, mais ces principes éducatifs auxquels nous avons tous été un jour confrontés nous font rire et avoir des regrets parfois avec le recul.
On n'a jamais mal fait en étant humain.
Et pour votre chat, il ronronnera de bonheur et vous serez soulagé... au lieu de passer une nuit blanche.
