nabucho
05/11/2017 à 15h22
Bonjour à tous (-toutes) pour faire dans "l'inclusif" très à la mode.
à July123 & Zoé & Nougato & Chamounette:
Il a été démontré au travers de nombreuses publications vétérinaires depuis 10 ans, que certains fibrosarcomes du chat peuvent être induits par les injections pratiquées, à l'aide de produits très variés, et tout particulièrement dans la zone interscapulaire chez le chat (entre les épaules).
Cette région anatomique draine moins les adjuvants et stabilisants d'injectables que d'autres endroits du corps.
A telle enseigne que si il peut-être démontré que la tumeur correspond bien à la réaction à la piqûre, Si cette injection a été pratiquée dans les quelques années récentes ENTRE LES OMOPLATES, les experts en assurances considèrent désormais qu'il peut s'agir d'une faute professionnelle. Notez que les carnets de vaccination édités récemment tiennent compte de ce détail en indiquant sur un schéma du dos du chat à marquer d'une croix le point d'injection du vaccin. De façon générale, les vétérinaires privilégient désormais la région lombaire voire le côté de la cuisse. Mais ce n'est pas facile d'assurer à lui seul la contention et l'injection à deux mains. C'est pourquoi un aide doit tenir l'animal. Le vétérinaire peut vous proposer des larges gants de cuir si vous craignez une morsure à cette occasion.
Parmi les vaccins administrables chez le chat, les valences corryza (Calicivirus et Herpès virus) et typhus (Parvovirus) sont vivantes et atténuées. Elles ne sont donc pas adjuvées, la multiplication de ces virus dans le corps du chat est très immunisante. Ils risquent peu d'entrainer une inflammation après injection. Oui Chamounette! on peut se contenter de rappels triannuels pour ces valences qui sont très vaccinantes. Il n'en est pas de même pour les vaccins "tués" et très adjuvés (alumine etc...) tels ceux de la Rage, de la Leucose (FelV) et de la Chlamydiose. Une réaction inflammatoire est possible avec ces valences. Mais globalement, il faut continuer à vacciner selon les précautions d'usage, car le risque de fibrosarcome est très inférieur au risque de contamination virale en l'absence de protection(s) vaccinale(s).
Les seuls vaccins ne peuvent être incriminés. Des adjuvants pour antibiotique longue action (LA) tels le bisulfite de Na, ou pour corticoïdes ou progestatifs de synthèse (cf les perturbateurs endocriniens de Sytelle45) peuvent provoquer une irritation locale, puis l'installation d'une lésion précancéreuse. Le fibrosarcome peut apparaitre plusieurs années plus tard (d'où l'âge avancé des chats atteints en général). Mais l'alimentation ne peut-être incriminée DANS CE TYPE de cancer.
CONCLUSION:
- Vacciner dès le 2ème mois ses chatons au moins Corryzas-Typhus, deux à trois fois à 1 mois d'intervalle, puis 1 an après, puis tous les trois ans.
- Vacciner leucose (FelV) idem puis idem puis tous les ans, en cas de risque de rencontre et de combats avec d'autres chats.
- Ne vacciner Chlamydiose que pour les chats livrés à des expositions félines de concours, ou reproducteurs de race, particulièrement les chats persans fragiles des yeux (rhino-conjonctivite chlamydienne).
Si malheureusement le fibrosarcome survient, la chirurgie doit-être TRES LARGE d'emblée! et très profonde jusqu'à l'os des apophyses vertèbrales. En effet les infiltrations centrifuges sont peu visibles à la dissection et les récidives de mise, en l'absence de radio-thérapie post-opératoire systématiquement associée. Le chirurgien se doit d'en avertir le propriétaire de l'animal. Selon les budgets de chacun, on peut trouver un compromis raisonnable en s'astreignant à des contrôles réguliers de la zone par palpation et échographie. En l'absence de radio-thérapie, la récidive à moyen terme est fréquente. La décision de radiothérapie doit être prise en accord avec le centre spécialisé AVANT l'intervention, car des drains spéciaux destinés à recevoir transitoirement la charge de cobalt ou d'iridium radioactifs lors de l'hospitalisation en centre de radio-thérapie, doivent être mis en place idéalement avant fermeture de la plaie opératoire. Chaque séance sous anesthésie générale dans une casemate plombée, consiste en l'introduction d'un fil qui contient la charge radioactive à travers le drain, à l'aide d'un robot télécommandé. Quelques minutes d'irradiations puis le robot rembobine le fil dans sa boite plombée. D'autres séances sont programmées en quelques jours d'hospitalisation. D'où le coùt élevé du procédé (établissement agréé par l'IRSN).