à yolande au sujet du prix des médicaments vétérinaires.
1°) le prix de la plupart des médicaments de médecine humaine, remboursés par la CPAM, est imposé très bas aux laboratoires producteurs par le Ministère de la Santé. De même la marge imposée au pharmacien.
2°) Le prix de mise sur le marché du médicament vétérinaire par les labos producteurs n'est pas plafonnée.
3°) le taux de TVA "surbaissé" des médicaments d'humaine n'était encore que de 2,4% il n'y-a-pas si longtemps (maintenant 10%). Le taux de TVA imposé aux médicaments vétos est de 20%! (10% pour l'élevage, lobby de la FNSEA oblige).
Il en résulte que l'achat au prix de vente public, marge du pharmacien et TVA surbaissée comprises, d'un gramme d'amoxicilline d'humaine est plus économique que le prix d'achat HT par le véto, de la même quantité de l'antibiotique, version vétérinaire et de galénique équivalente, auprès de son grossiste. La marge et la TVA à 20% portent le prix de revente au double de la molécule d'humaine en pharmacie.
4°) La loi sur la pharmacie vétérinaire nous interdit (nous vétos) de prescrire une molécule de médecine humaine en pharmacie, si la même existe pour l'espèce animale et l'indication addoc sous forme de médicament vétérinaire (délivrable sur ordonnance par le pharmacien comme par le vétérinaire). Et quand le pharmacien vend ledit médicament vétérinaire, il ne se prive pas de pratiquer la même marge que le véto! La bride est lâchée sur l'encolure du Bucéphale! Seuls certains antiparasitaires, sans ordonnance obligatoire, font l'objet d'une guerre des prix acharnée, aussi en animalerie (cf plus haut).
Et en plus notre Ordre refuse d'admettre que nous exerçons une activité commerciale. On ne "vend pas", on "prescrit" et on "délivre"... ... ...
Donc le public ne se rend pas compte de l'arrachage de cheveux qu'occasionne la législation, qui nous occupe autant que le temps que nous aimerions consacrer exclusivement aux soins aux animaux. Trop de normes.
