Hommages

Cookie, mon sauveur

Hommages Lancée par elisevivi le 05/11/2026 1 message
elisevivi Auteur 05/11/2026 à 15h53
Bonjour à tous, je prends le temps d’écrire ces quelques mots car j’en ressens grandement le besoin.

Je vais vous parler de Cookie, mon petit sauveur.

J’étais sur Facebook en août 2024 quand je suis tombée sur l’annonce d’une dame qui avait trouvé un chat dans un parking posé sur une boîte à pizza. Elle lui cherchait une famille car elle ne pouvait pas le garder. Je venais de perdre mon premier chat Floppy, je ne me sentais pas capable de prendre un second chat mais c’est comme si Cookie m’avait appelé, j’ai donc écris à cette dame.

Je suis donc allée à sa rencontre, le pauvre était dans un état misérable. Il était sale et maigre, je n’avais jamais vu autant de tristesse dans un regard. À ce moment là, j’ai su qu’on allait devenir inséparables.

Les premières semaines ne furent pas faciles car je faisais toujours le deuil de Floppy mais Cookie était là, à me regarder. Petit à petit, il a commencé à prendre confiance et j’ouvrais progressivement pleinement mon cœur à ce petit être.

Je ne sais pas comment l’expliquer mais je sentais que j’allais être sa sauveuse et lui mon sauveur.

Je l’ai amené chez le vétérinaire, il avait dû mal à déterminer son âge car il avait les dents cassés. Il avait d’après lui entre 2 et 4 ans, vous vous doutez bien que pour moi, j’ai décidé qu’il en aurait 2. J’ai très vite appris qu’il avait le FIV et un coryza chronique. J’ai appris également dans les mois qui ont suivi qu’il avait une polykystique rénale. Un coup de massue. Le vétérinaire m’avait dit que lorsque les reins lâcheront, ça serait brutal.

J’ai oublié cette information au fil du temps car Cookie allait bien, il était toujours enrhumé et avait toujours des soucis de santé mais l’amour que je lui portais et l’amour qu’il me portait était plus fort que tout.

Nous étions toujours ensemble, on dormait ensemble, on mangeait ensemble, on jouait ensemble, j’ai même mis un peu ma vie en parenthèse pour être toujours avec lui. Il était tout mon monde. Rien que le fait qu’il ronronnait contre moi et le sentir me faire des câlins m’apaisait immédiatement.

J’ai fait tout mon possible pour lui, même à le faire passer avant moi. Il avait été lâchement abandonné dans la rue et je voulais qu’il puisse avoir une vie normale, avec tout l’amour qu’il méritait avoir.

Tout à basculer à la fin du mois de septembre, il a commencé à perdre du poids. Je l’ai amené chez le vétérinaire, son hématocrite était tombée à 19. Il avait besoin d’une transfusion de sang de toute urgence. J’ai dû l’amener dans une clinique spécialisée pour réaliser la transfusion. Celle-ci s’est bien passée. Le vétérinaire m’a toutefois indiqué que son espérance de vie était comptée, entre 6 mois et 1 an, j’ai vu mon monde s’écroulait. J’étais triste et en colère contre la vie. Je me disais que ce n’était que des statistiques et que je ferais tout pour lui.

Les premiers jours il était très fatigué mais il était là, mon petit battant. À côté de ça, depuis son admission à la clinique il ne mangeait plus. Cookie est entré à l’hôpital le vendredi, je devais le récupérer le mardi. Le mardi matin on me dit que tout va bien. Juste avant mon départ mardi après-midi, on m’appelle pour me dire que son hématocrite est tombée à 14. Je suis profondément triste mais je me dis qu’à la maison et avec son traitement, il ira mieux. Je suis donc allée le récupérer. En quelques heures à la maison, son état a totalement chuté. J’ai du l’amener d’urgence chez son vétérinaire habituel.

Il m’a annoncé que Cookie souffrait et que sa température était trop basse. Il lui a administré un calmant et m’a indiqué qu’on lui laisserait une dernière chance cette nuit, que s’il n’allait pas mieux, il fallait prendre la décision que je redoutais. Toute la nuit j’ai espéré un miracle, j’ai prié de toutes mes forces, je voulais simplement que mon Cookie puisse encore vivre le plus possible. Le lendemain, le 4 octobre 2026, le vétérinaire m’a appelé pour me dire que ça n’allait pas mieux et qu’il était temps de le faire partir.

J’ai crié, crié de douleur. Je ne voulais pas que ce moment arrive. Cookie méritait paisiblement de partir à la maison en étant âgé et non pas à cause de la maladie. J’y suis donc allée, je lui ai dit au revoir, il ne voulait pas quitter mes bras. J’ai donc dit au vétérinaire qu’on pouvait entamer la procédure. Je n’étais pas prête mais il fallait le faire pour lui, le délivrer. Je suis encore pétrifiée du moment où j’ai senti son cœur s’arrêtait et son corps se relâchait, c’était la fin. J’ai pleuré, pleuré, tellement pleuré. Je me souviendrais toute ma vie de ce moment, je ne me pensais pas aussi forte pour l’accompagner jusqu’à ce qu’il parte dans mes bras mais je l’ai fait pour lui.

Depuis, je ne vie presque plus, j’ai le cœur en miettes, Cookie me manque, atrocement. J’ai beau me dire que c’était ce qu’il fallait faire. J’en veux horriblement à la vie du fait qu’il ait eu une vie si injuste. Il méritait de vivre et il méritait de recevoir de l’amour pendant des années encore. Cookie m’apportait plus que certains humains, son amour si pur, je ne pourrais jamais l’oublier.

Aujourd’hui, j’ai récupéré ces cendres chez le vétérinaire. Une autre épreuve, le savoir réduit en cendres dans cette petite boîte me crève le cœur à nouveau. Je sais qu’il faut du temps pour faire son deuil mais j’ai l’impression que cette douleur sera toujours aussi vive et douloureuse. La vétérinaire a fondu en larmes également, elle m’a dit que j’avais tout fait, tout ce qui était en mon pouvoir, que je ne l’avais jamais abandonné et pourtant, j’ai l’impression du plus gros échec de ma vie.

Bref, j’avais juste besoin d’écrire en ce jour si difficile, merci à celles et ceux qui me liront.

Je vous joins des photos de mon petit bébé Cookie qui restera dans mon cœur toute ma vie.

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