jeremybzh
Auteur
19/07/2026 à 21h24
Bonjour,
Cela fait maintenant un peu plus de deux semaines que mon petit compagnon à quatre pattes m'a quitté... 😥
Je n'arrive pas à m'en remettre. Je me sens terriblement responsable...
Il s'appelait Tigris ❤️. C'était un British Longhair, il allait bientôt avoir 4 ans...
J'ai un autre chat, je les aime tous les deux tout autant, mais j'étais très complice avec lui, car il était très peureux et ne faisait des câlins qu'avec moi. Tous nos petits moments vont me manquer...
Je précise que, comme le British est un chat à poils longs et qu'entre nous les séances de brossage ne duraient généralement pas bien longtemps dès que la brosse avait le malheur de gratouiller ailleurs que sa petite tête, je l'emmenais tous les trois mois chez le toiletteur pour éviter qu'il ne fasse des nœuds.
Tout a commencé un lundi soir, avec des vomissements. Au début, je pensais simplement qu'il cherchait à régurgiter, car j'avais trouvé un petit morceau de plante dans l'un de ses vomissements (elle n'est pas nocive pour les chats, je m'étais renseigné avant de l'acheter).
Le mardi, je me lève en retard. Dans la précipitation, je vais quand même voir mes chats, comme à mon habitude, avant de partir travailler. Je trouve Tigris amorphe sous le canapé. Je l'appelle, mais il ne réagit pas. Je me souviens avoir eu un haut-le-cœur. Je m'allonge alors pour lui faire une caresse et, à ce moment-là, je le vois bouger. La pression redescend d'un coup, comme si j'en faisais trop... Je me dis qu'il doit être fatigué après cet épisode de vomissements et qu'il s'est installé là pour que mon autre matou ne l'embête pas.
J'assimile ça à une gastrite, car mes deux chats m'avaient déjà fait une gastrite auparavant avec des symptômes similaires. J'avais même emmené mon deuxième chez un vétérinaire de garde un samedi soir parce qu'il ne buvait plus et que je ne voulais pas attendre le lundi.
Je décide donc de surveiller son état, notamment pour voir s'il s'hydrate. En rentrant du travail, il sort de sa cachette. Je me dis alors qu'il y a un léger mieux, puisqu'il recommence à bouger.
Le mercredi, rebelote. Je me lève et il est de nouveau sous le canapé. J'en parle au boulot avec un collègue, car, stupide que je suis, j'y retourne. J'appelle ensuite le vétérinaire vers 9 h. Je leur dis que je peux me libérer plus tôt et partir dans l'après-midi s'il le faut. Une phrase me hante encore : « Vous ne pouvez pas plus tôt ? » Cela voudrait dire que, si je n'y étais pas allé, j'aurais déjà pu gagner quelques heures. J'obtiens donc seulement un rendez-vous à 16 h chez le vétérinaire...
Sur la route, j'essaie de le rassurer en lui parlant, comme à chaque trajet que nous faisions, en lui disant que tout allait bien se passer, qu'il allait être soigné et que nous rentrerions à la maison... Quand j'arrive, elle me dit que sa température n'est pas particulièrement élevée, alors qu'elle est de 39 °C, et qu'il n'a pas perdu de poids ; il en a même légèrement pris depuis sa dernière visite. Elle me demande si elle peut le garder afin de le réhydrater et de lui faire une échographie.
Quand je m'apprête à partir, il rentre immédiatement dans sa caisse de transport. Cela m'a fait sourire sur le moment, car c'était toujours le jeu du chat et de la souris pour le faire rentrer dedans. Mais il savait que le fait d'y retourner signifiait qu'il allait rentrer à la maison... Sauf cette fois, et je lui ai simplement fait une petite caresse sur la tête, en croyant que nous allions nous revoir.
Une heure plus tard, ils m'appellent pour m'annoncer qu'il fait une occlusion intestinale et qu'il faut l'opérer. J'étais loin d'imaginer ça. Bien sûr, j'accepte immédiatement et je leur demande de faire ce qu'il y a de mieux pour lui.
Après l'opération, ils me rappellent pour m'expliquer qu'il s'agissait d'une grosse boule de poils qui faisait obstruction. Son intestin était abîmé, mais il n'était pas nécrosé ; ils ont donc préféré ne pas en retirer une partie. Ils m'expliquent ensuite que les prochaines 24 à 48 heures seront déterminantes...
Le lendemain matin, le téléphone sonne... Tigris n'avait pas survécu à la nuit. 😥
Je suis allé lui dire un dernier au revoir... Je me suis excusé de ne pas avoir été à la hauteur. La chirurgienne m'a expliqué qu'elle était malgré tout surprise qu'il ne passe pas la nuit. Elle m'a également dit que les British Longhair peuvent être prédisposés à certaines maladies cardiaques et que son cœur avait peut-être joué un rôle ; en tout cas, ils pencheraient davantage pour cette hypothèse, mais sans certitude...
N'étant vraiment pas bien après ça, j'ai dû passer quelques jours chez mes parents, car je broyais du noir et je ne mangeais plus... Ma mère est donc allée chez le vétérinaire pour avoir des réponses à mes questions, sans me le dire, en espérant que cela pourrait me rassurer... La vétérinaire lui a expliqué que, généralement, les chats vomissent à leur réveil et que ce n'était pas non plus une très grosse opération, car ils n'avaient pas eu à retirer une partie de l'intestin. Ils ont maintenu le fait qu'il s'agissait probablement d'un problème cardiaque.
Depuis deux semaines, je me repasse ce scénario en boucle. J'ai l'impression de me voir partir au travail ce mardi-là, derrière un miroir, impuissant. Comment ai-je pu passer à côté de ça ? J'ai toujours accordé énormément d'attention et d'amour à mes chats, et la seule fois où il avait réellement besoin de moi, plus que jamais, je suis complètement passé à côté... Comment ai-je pu avoir un instinct aussi mauvais à ce moment précis et ne pas mesurer la gravité de la situation ? La seule fois où je baisse la garde... La seule fois de trop. Je me sens complètement nul. Je suis en colère contre moi. Je l'aimais tellement. J'ai la sensation de l'avoir abandonné.
Je suis anéanti... Je ne cherche pas à ce qu'on me dise ce que j'ai envie d'entendre. Quoi qu'il arrive, cette culpabilité restera en moi.
En revanche, si certains d'entre vous ont des connaissances vétérinaires, j'aimerais vraiment avoir votre avis. Pensez-vous que son décès serait réellement lié au cœur ? Pourtant, il avait déjà subi une anesthésie lorsqu'il était chaton pour sa stérilisation, et tout s'était très bien passé.
Si oui, je ne cesse de me demander si cette journée perdue aurait pu le sauver. Le fait d'avoir attendu une journée a-t-il pu suffisamment affaiblir son organisme pour qu'il ne supporte pas l'opération ou la nuit qui a suivi ?
Ou pensez-vous que l'intestin, malgré le fait qu'il ne soit pas nécrosé, pouvait être suffisamment abîmé pour qu'il ne tienne pas la nuit ?
Merci à tous ceux qui prendront le temps de me lire et de me répondre.
Cela fait maintenant un peu plus de deux semaines que mon petit compagnon à quatre pattes m'a quitté... 😥
Je n'arrive pas à m'en remettre. Je me sens terriblement responsable...
Il s'appelait Tigris ❤️. C'était un British Longhair, il allait bientôt avoir 4 ans...
J'ai un autre chat, je les aime tous les deux tout autant, mais j'étais très complice avec lui, car il était très peureux et ne faisait des câlins qu'avec moi. Tous nos petits moments vont me manquer...
Je précise que, comme le British est un chat à poils longs et qu'entre nous les séances de brossage ne duraient généralement pas bien longtemps dès que la brosse avait le malheur de gratouiller ailleurs que sa petite tête, je l'emmenais tous les trois mois chez le toiletteur pour éviter qu'il ne fasse des nœuds.
Tout a commencé un lundi soir, avec des vomissements. Au début, je pensais simplement qu'il cherchait à régurgiter, car j'avais trouvé un petit morceau de plante dans l'un de ses vomissements (elle n'est pas nocive pour les chats, je m'étais renseigné avant de l'acheter).
Le mardi, je me lève en retard. Dans la précipitation, je vais quand même voir mes chats, comme à mon habitude, avant de partir travailler. Je trouve Tigris amorphe sous le canapé. Je l'appelle, mais il ne réagit pas. Je me souviens avoir eu un haut-le-cœur. Je m'allonge alors pour lui faire une caresse et, à ce moment-là, je le vois bouger. La pression redescend d'un coup, comme si j'en faisais trop... Je me dis qu'il doit être fatigué après cet épisode de vomissements et qu'il s'est installé là pour que mon autre matou ne l'embête pas.
J'assimile ça à une gastrite, car mes deux chats m'avaient déjà fait une gastrite auparavant avec des symptômes similaires. J'avais même emmené mon deuxième chez un vétérinaire de garde un samedi soir parce qu'il ne buvait plus et que je ne voulais pas attendre le lundi.
Je décide donc de surveiller son état, notamment pour voir s'il s'hydrate. En rentrant du travail, il sort de sa cachette. Je me dis alors qu'il y a un léger mieux, puisqu'il recommence à bouger.
Le mercredi, rebelote. Je me lève et il est de nouveau sous le canapé. J'en parle au boulot avec un collègue, car, stupide que je suis, j'y retourne. J'appelle ensuite le vétérinaire vers 9 h. Je leur dis que je peux me libérer plus tôt et partir dans l'après-midi s'il le faut. Une phrase me hante encore : « Vous ne pouvez pas plus tôt ? » Cela voudrait dire que, si je n'y étais pas allé, j'aurais déjà pu gagner quelques heures. J'obtiens donc seulement un rendez-vous à 16 h chez le vétérinaire...
Sur la route, j'essaie de le rassurer en lui parlant, comme à chaque trajet que nous faisions, en lui disant que tout allait bien se passer, qu'il allait être soigné et que nous rentrerions à la maison... Quand j'arrive, elle me dit que sa température n'est pas particulièrement élevée, alors qu'elle est de 39 °C, et qu'il n'a pas perdu de poids ; il en a même légèrement pris depuis sa dernière visite. Elle me demande si elle peut le garder afin de le réhydrater et de lui faire une échographie.
Quand je m'apprête à partir, il rentre immédiatement dans sa caisse de transport. Cela m'a fait sourire sur le moment, car c'était toujours le jeu du chat et de la souris pour le faire rentrer dedans. Mais il savait que le fait d'y retourner signifiait qu'il allait rentrer à la maison... Sauf cette fois, et je lui ai simplement fait une petite caresse sur la tête, en croyant que nous allions nous revoir.
Une heure plus tard, ils m'appellent pour m'annoncer qu'il fait une occlusion intestinale et qu'il faut l'opérer. J'étais loin d'imaginer ça. Bien sûr, j'accepte immédiatement et je leur demande de faire ce qu'il y a de mieux pour lui.
Après l'opération, ils me rappellent pour m'expliquer qu'il s'agissait d'une grosse boule de poils qui faisait obstruction. Son intestin était abîmé, mais il n'était pas nécrosé ; ils ont donc préféré ne pas en retirer une partie. Ils m'expliquent ensuite que les prochaines 24 à 48 heures seront déterminantes...
Le lendemain matin, le téléphone sonne... Tigris n'avait pas survécu à la nuit. 😥
Je suis allé lui dire un dernier au revoir... Je me suis excusé de ne pas avoir été à la hauteur. La chirurgienne m'a expliqué qu'elle était malgré tout surprise qu'il ne passe pas la nuit. Elle m'a également dit que les British Longhair peuvent être prédisposés à certaines maladies cardiaques et que son cœur avait peut-être joué un rôle ; en tout cas, ils pencheraient davantage pour cette hypothèse, mais sans certitude...
N'étant vraiment pas bien après ça, j'ai dû passer quelques jours chez mes parents, car je broyais du noir et je ne mangeais plus... Ma mère est donc allée chez le vétérinaire pour avoir des réponses à mes questions, sans me le dire, en espérant que cela pourrait me rassurer... La vétérinaire lui a expliqué que, généralement, les chats vomissent à leur réveil et que ce n'était pas non plus une très grosse opération, car ils n'avaient pas eu à retirer une partie de l'intestin. Ils ont maintenu le fait qu'il s'agissait probablement d'un problème cardiaque.
Depuis deux semaines, je me repasse ce scénario en boucle. J'ai l'impression de me voir partir au travail ce mardi-là, derrière un miroir, impuissant. Comment ai-je pu passer à côté de ça ? J'ai toujours accordé énormément d'attention et d'amour à mes chats, et la seule fois où il avait réellement besoin de moi, plus que jamais, je suis complètement passé à côté... Comment ai-je pu avoir un instinct aussi mauvais à ce moment précis et ne pas mesurer la gravité de la situation ? La seule fois où je baisse la garde... La seule fois de trop. Je me sens complètement nul. Je suis en colère contre moi. Je l'aimais tellement. J'ai la sensation de l'avoir abandonné.
Je suis anéanti... Je ne cherche pas à ce qu'on me dise ce que j'ai envie d'entendre. Quoi qu'il arrive, cette culpabilité restera en moi.
En revanche, si certains d'entre vous ont des connaissances vétérinaires, j'aimerais vraiment avoir votre avis. Pensez-vous que son décès serait réellement lié au cœur ? Pourtant, il avait déjà subi une anesthésie lorsqu'il était chaton pour sa stérilisation, et tout s'était très bien passé.
Si oui, je ne cesse de me demander si cette journée perdue aurait pu le sauver. Le fait d'avoir attendu une journée a-t-il pu suffisamment affaiblir son organisme pour qu'il ne supporte pas l'opération ou la nuit qui a suivi ?
Ou pensez-vous que l'intestin, malgré le fait qu'il ne soit pas nécrosé, pouvait être suffisamment abîmé pour qu'il ne tienne pas la nuit ?
Merci à tous ceux qui prendront le temps de me lire et de me répondre.
