ghjulietta
Auteur
03/09/2025 à 16h27
Bonjour
Je partage mon sentiment aujourd'hui, je suis en colère. J'ai perdu ma Piuma, minette de 6 ans, le 14 août d'une manière brutale. J'ai témoigné de ma détresse sur ce forum "ma Piu 🩷".
3 semaines demain et c'est toujours très dur. Je pleure beaucoup, je la vois toujours partout. Le fait de ne pas avoir pu l'accompagner jusqu'au bout aux urgences, c'est très difficile pour moi. Je ne savais pas que je ne la verrais plus... Mina, mon autre minette, et moi on peine beaucoup à retrouver un équilibre.
Ma Piu, cette boule d'amour et de confiance, me manque terriblement à chaque seconde.
Ma famille proche comprend et me soutient. Mais parfois on peut être surpris... Un appel hier soir de mon cercle familial. Quelqu'un qui a des animaux, qui les aime, qui a vécu des pertes. Je me confie alors sans réserve, je pleure. Le boulot ne me distrait pas. J'ai effectué un déplacement habituel que je n'avais pas fait depuis le départ de Piu. C'est dur, ça me renvoie à un quotidien qui n'est plus, je suis rentrée et Piu n'a pas couru comme un petit lapin dans le jardin pour m'accueillir. Je suis restée ce soir-là 15 min dans la voiture avant de franchir la porte.
Et arrivent les discrets et inattendus : "C'est juste pour Piuma ou il y a des choses qui remontent ?" "Parce que moi avec le travail, quand même je pensais à autre chose." "Ça fait plus de 15 jours." "Ah oui, c'est fort quand même, ça fait dépression."
No comment. Enfin si. Pas cool du tout ces réflexions. Ma peine serait anormale? Et bien non.
Non ça ne fait rien "remonter". Mon chagrin est à la hauteur de mon amour pour Piu, il se justifie à lui-seul, dire le contraire c'est minimiser ma peine. Personne ne connaît mieux que moi mon parcours et ma relation avec elle.
Non, je ne suis pas en dépression. Je pleure 6 ans d'amour et de complicité, je gère dans la tête un départ survenu beaucoup trop tôt et violent. Je suis en droit de m'effondrer encore et de pleurer 3 semaines après. Mon deuil, ce n'est pas 10 jours de tristesse et hop, on surmonte et on passe à autre chose. Ça va même être encore long. J'ai le droit de prendre ce temps dont je me serais bien passée sans que l'on "médicalise" mon chagrin et que l'on me colle une étiquette de dépressive.
Non ce n'est pas la peine de m'apporter du "soutien" s'il est teinté discrètement de jugement, de suffisance ou des "bons" conseils par rapport à ma manière de gérer la douleur.
Je vis seule. Peut-être pour ça que l'on se permet ce genre de remarque? Vie professionnelle, sociale, sportive bien remplie. Très heureuse comme ça, je n'ai aucun problème avec ça.
Mais de fait j'ai dû gérer seule aussi l'attente, la course aux urgences, l'angoisse, le choc et tout ce qui a suivi. La ramener dans un sac, l'enterrer (avec l'aide de mes voisins, je ne les remercierai jamais assez). Enlever ses affaires. Faire face au vide. Et effectivement, il me faut nettement plus que quelques jours pour m'en remettre. Non, il n'y a rien d'anormal à ça.
Je n'ai pas envie de boire un verre non plus pour me "changer les idées". Je remercie sincèrement les amis qui pensent à moi et pensent bien faire. Merci à eux d'être là pour moi. Mais pour le moment ce n'est pas ce dont j'ai besoin. J'ai besoin de vivre les choses, de rester près de Piu, de prendre soin de Mina, j'ai besoin d'espace et de calme. Je n'ai pas besoin de bruit, de foule ou de conversations anodines parce je ne suis pas disponible pour ça, et pour être honnête, je me fiche complètement en ce moment de ce qui s'y dit. Merci de ne pas insister lourdement une fois que j'ai expliqué mon ressenti, parce que "oui mais ça va te faire du bien". Moi seule sait ce qui est bien pour moi ou pas. Chacun sa façon de réagir.
Et à chacun son équilibre et ses choix de vie. Le mien et ma source de bien-être, c'étaient mes 2 minettes, notre trio.
Alors oui c'est extrêmement difficile, oui je vais pleurer encore longtemps, oui j'ai besoin de m'isoler un moment, c'est ma façon de gérer, et à défaut de le comprendre, j'aimerais bien qu'on le respecte.
Je ne sais pas si certain(e)s d'entre vous se retrouvent dans ce que j'écris..
Merci à toutes et tous du fond du coeur pour votre soutien
Je partage mon sentiment aujourd'hui, je suis en colère. J'ai perdu ma Piuma, minette de 6 ans, le 14 août d'une manière brutale. J'ai témoigné de ma détresse sur ce forum "ma Piu 🩷".
3 semaines demain et c'est toujours très dur. Je pleure beaucoup, je la vois toujours partout. Le fait de ne pas avoir pu l'accompagner jusqu'au bout aux urgences, c'est très difficile pour moi. Je ne savais pas que je ne la verrais plus... Mina, mon autre minette, et moi on peine beaucoup à retrouver un équilibre.
Ma Piu, cette boule d'amour et de confiance, me manque terriblement à chaque seconde.
Ma famille proche comprend et me soutient. Mais parfois on peut être surpris... Un appel hier soir de mon cercle familial. Quelqu'un qui a des animaux, qui les aime, qui a vécu des pertes. Je me confie alors sans réserve, je pleure. Le boulot ne me distrait pas. J'ai effectué un déplacement habituel que je n'avais pas fait depuis le départ de Piu. C'est dur, ça me renvoie à un quotidien qui n'est plus, je suis rentrée et Piu n'a pas couru comme un petit lapin dans le jardin pour m'accueillir. Je suis restée ce soir-là 15 min dans la voiture avant de franchir la porte.
Et arrivent les discrets et inattendus : "C'est juste pour Piuma ou il y a des choses qui remontent ?" "Parce que moi avec le travail, quand même je pensais à autre chose." "Ça fait plus de 15 jours." "Ah oui, c'est fort quand même, ça fait dépression."
No comment. Enfin si. Pas cool du tout ces réflexions. Ma peine serait anormale? Et bien non.
Non ça ne fait rien "remonter". Mon chagrin est à la hauteur de mon amour pour Piu, il se justifie à lui-seul, dire le contraire c'est minimiser ma peine. Personne ne connaît mieux que moi mon parcours et ma relation avec elle.
Non, je ne suis pas en dépression. Je pleure 6 ans d'amour et de complicité, je gère dans la tête un départ survenu beaucoup trop tôt et violent. Je suis en droit de m'effondrer encore et de pleurer 3 semaines après. Mon deuil, ce n'est pas 10 jours de tristesse et hop, on surmonte et on passe à autre chose. Ça va même être encore long. J'ai le droit de prendre ce temps dont je me serais bien passée sans que l'on "médicalise" mon chagrin et que l'on me colle une étiquette de dépressive.
Non ce n'est pas la peine de m'apporter du "soutien" s'il est teinté discrètement de jugement, de suffisance ou des "bons" conseils par rapport à ma manière de gérer la douleur.
Je vis seule. Peut-être pour ça que l'on se permet ce genre de remarque? Vie professionnelle, sociale, sportive bien remplie. Très heureuse comme ça, je n'ai aucun problème avec ça.
Mais de fait j'ai dû gérer seule aussi l'attente, la course aux urgences, l'angoisse, le choc et tout ce qui a suivi. La ramener dans un sac, l'enterrer (avec l'aide de mes voisins, je ne les remercierai jamais assez). Enlever ses affaires. Faire face au vide. Et effectivement, il me faut nettement plus que quelques jours pour m'en remettre. Non, il n'y a rien d'anormal à ça.
Je n'ai pas envie de boire un verre non plus pour me "changer les idées". Je remercie sincèrement les amis qui pensent à moi et pensent bien faire. Merci à eux d'être là pour moi. Mais pour le moment ce n'est pas ce dont j'ai besoin. J'ai besoin de vivre les choses, de rester près de Piu, de prendre soin de Mina, j'ai besoin d'espace et de calme. Je n'ai pas besoin de bruit, de foule ou de conversations anodines parce je ne suis pas disponible pour ça, et pour être honnête, je me fiche complètement en ce moment de ce qui s'y dit. Merci de ne pas insister lourdement une fois que j'ai expliqué mon ressenti, parce que "oui mais ça va te faire du bien". Moi seule sait ce qui est bien pour moi ou pas. Chacun sa façon de réagir.
Et à chacun son équilibre et ses choix de vie. Le mien et ma source de bien-être, c'étaient mes 2 minettes, notre trio.
Alors oui c'est extrêmement difficile, oui je vais pleurer encore longtemps, oui j'ai besoin de m'isoler un moment, c'est ma façon de gérer, et à défaut de le comprendre, j'aimerais bien qu'on le respecte.
Je ne sais pas si certain(e)s d'entre vous se retrouvent dans ce que j'écris..
Merci à toutes et tous du fond du coeur pour votre soutien
