titan2209
Auteur
26/07/2024 à 13h43
Bonjour,
Je ne fais pas souvent ça mais je pense que j'ai besoin de personnes qui comprennent ma détresse, c'est toujours compliqué dans notre société qui minimise les relations avec les animaux et l'impact de leur perte...
Je n'ai pas de famille, pas de parents, pas de frères et sœurs, j'ai eu un compagnon avec lequel je me suis toujours sentie seule et peu comprise. À tendance dépressive, n'ayant pas une vie simple avec la perte jeune de ma maman atteinte de schizophrénie, elle s'est suicidée quand j'ai eu mes 18 ans. Ensuite, la vie n'a été souvent que tempête. J'ai construit ma famille avec mes animaux, un lien particulier s'est alors construit...
J'ai adopté Mozart le 22 septembre 2017, un petit amour débordant de vie, vraiment, pas simplement un petit chaton agité, c'était constant. J'avais déjà d'autres chats, mais ce petit ange a été une source unique d'amour, je ne sais pas comment l'expliquer, il était différent, ils le sont tous, mais Mozart l'était davantage. Et d'une profondeur extrême, une douceur et bienveillance... Que je n'avais jamais vu chez un chat, il prenait de ma place, autant avec son petit corps de faussement Main Coon croisé à une siamoise, qu'avec son caractère et ses petites habitudes étranges et si attachantes...
Je l'ai perdu lundi à 8h dans de terribles conditions, mon plus vieux chat est venu me chercher à 3h du matin..je ne me lève, ni ne me réveille, généralement pas quand il vient miauler, c'est une accoutumance pour me réclamer des croquettes. Pourtant, ce fut la cas de suite, en ouvrant la porte, j'entends mon petit amour miauler de manière si déchirante...il souffrait. Je suis descendue en trombe, il était allongé sur le sol, son petit corps dans son propre pipi...son regard emplie de détresse. Il ne parvenait plus à bouger ni les pattes arrière, ni la gauche avant...mon compagnon depuis 2 ans et demi a de suite essayé d'appeler le vétérinaire de garde, cela a pris du temps, je suis restée avec lui, essayant de le rassurer, mais il essayait de se traîner davantage vers moi, la détresse dans ses yeux...ces souvenirs atroces me hantent...Nous ne pouvions le déplacer comme ça, il semblait souffrir de cette paralysie simultanée... Avant que la véto n'arrive, je l'ai vu souffrir davantage, impuissante et son regard qui me criait de l'aide, à moi, le personne qui l'aimait le plus, à qui il faisait confiance pour me protéger...il a commencé à se claquer la tête sur le sol quand la vétérinaire de garde est arrivée...j'ai du mettre ma main entre elle et le sol. Elle m'a annoncé que c'était une ambolie pulmonaire, elle lui a injecté plusieurs produits en me disant, sans me l'annoncer cruement, que les chances qu'ils survivent étaient maigres, ce à quoi je lui ai répondu en larmes, que la seule chose que je souhaitais, c'est qu'il n'ait plus à souffrir... Elle lui a injecté une grosse dose de morphine et m'a dit que cela prenait généralement peu de temps avant que ne s'en aille le chat et qu'elle était désolée. Que s'il survivait jusque l'ouverture de la clinique, nous pourrions traiter davantage l'incident. Je suis restée les 6h au sol à ses côtés, tenant sa tête dans ma main, le rassurant en lui murmurant que j'étais là, que je l'aimais tellement fort...il réagissait par moment, semblait tellement souffrir à d'autres. J'ai fini par lui dire que je serais là quoique sera sa décision, de se battre ou de s'en aller... Il a tenu jusqu'à l'ouverture...nous l'avons déplacé avec le plus grand soin comme indiqué sur internet mais nous avons constaté, arrivé chez le vétérinaire qu'il n'était déjà plus présent.
Je suis effondrée, et me pose tellement de questions. Je m'en veux atrocement, au point que j'en ai envie de me faire du mal...il y a un mois de ça environ, il est tombé de son arbre à chat, une réaction affolante s'en est suivie, nous avons de suite appelé le vétérinaire de garde un dimanche, il nous a dit que c'était à cause de son asthme, mais toute la consultation il était très étrange, comme s'il omettait de dire quelque, aucun examen telle qu'une prise de sang, etc... Nous lui avons bêtement fait confiance...mais au décès de mon petit amour, mon Titan, nous avons remis les choses en contexte, nous avons creusé, c'était un AVC dû à l'aggravation d'une cardiomyopathie.
Je ne me le pardonnerais jamais, c'est aussi ça qui est sur, c'était à moi de me protéger et ne n'ai pas su...
Beaucoup de choses sont entrés en jeu...petit il est tombé de la fenêtre de mon appartement, ce à quoi me vétérinaire n'a constaté aucune séquelle. Mon petit bébé a avait déjà changé, plus sujet au stress, je le surprotégeais. Je suis d'ailleurs allée voir la vétérinaire car je trouvais que sa respiration était rapide, il toussait, éternuait beaucoup, on m'a dit qu'il avait un très léger souffle au cœur non alarmant. Les années sont passées et j'ai adopté un petit chien, enfin mon ex en voulait un malgré mes réticences, ayant déjà 4 chats, ne souhaitais me consacrer à eux
Finalement, j'ai cédé avec pour contrepartie qu'il en occupe, mais ce ne fut pas le cas, c'est moi qui est élevé ma petite puce, mais qui dit nouvel animal? Malgré mon amour pour tous, dit plus d'attention au nouvel arrivant sans pour autant les oublier... 2 années plus tard en 2022 je me sépare de cet "homme", je rencontre un HOMME génial, mais évidemment, le début idyllique amène aux absences répétées... Soit, je vis, je bosse, je 'e devrais pas m'en vouloir... En février 2023, un incendie survivent à l'étage au dessus du mien, j'étais en train de dormir un dimanche après midi, je me suis réveillée juste avant qu'il n'arrive à ma porte, j'ai sorti mon petit chien et mon vieux chat...mais les autres étaient cachés. J'ai tout envoyé valser pour les trouver, paniquer, j'allais rester dans l'appartement pour les trouver,.je ne pouvais partir sans eux mais l'un de mes voisins m'a entendu et m'a obligé à sortir. J'étais à pieds nus, dehors, mon chien dans mes bras, ne sachant m'arrêter de pleurer. Je demandais régulièrement aux pompiers s'ils savaient si le avait touché les appartements du dessous...en vain, ne voyais les fenêtres grandes ouvertes de mon appartement rempli de fumée. Dès que j'ai su que je pouvais monter, j'ai mobilisé plusieurs pompiers pour aller chercher mes bébés. Quand ils ont entendu ma voix, ils sont de suite sorti de leur cachette...quel soulagement pour moi. Ce fut un moment difficile et traumatisant pour nous tous. Nous sommes allés vivre quelque temps chez ma sœur... Mozart a mis du temps à se calmer, je me savais fragile, je l'ai isolé et rassuré. J'étais stupide...c'était cette de fumée qui l'avait atteint additionner au stress post-traumatique. Ma priorité était de leur trouver un foyer calme, sans source de stress, loin des enfants de ma sœur. Je nous cherchais un lieu de sécurité me promettant de les protéger et qu'il ne leur arrive rien. Nous avons emménagé deux semaines après dans un immeuble peu recommandable... j'étais peu présente avec le trajet pour le travail etc...mais outre cela, je ne m'absentais plus les weekends, mon chéri venait, je ne voulais pas les laissais. Ils se sont tous acclimatés rapidement. Même Mozart se sentait chez lui là-bas et en sécurité, il a fait retrouvé un peu de sérénité même si sa fragilité et son stress étaient davantage développés que pour les autres, mais nous avions retrouvés nos habitudes.
7 mois après, j'emménage dans une maison avec Monsieur...et là tout s'est dégradé, l'entente avec son chat ne s'est jamais faite, Mozart ne l'a pas accepté, ce qui a mis mon compagnon en rogne contre lui, il aime presque tout autant les animaux que moi, il n'aurait jamais fait de mal à mon petit ange, mais il m'a rejeté, s'en occupant oui, mais pas autant que les autres.
Beaucoup d'habitudes ont été bouleversées ici, et je l'ai senti malheureux, je pensais que son stress post-traumatique était également alimenté par cette ambiance et une appréhension constante. L'aspirateur, les escaliers, les gestes brusques de mon compagnon,...tout ça contribuaient à lui faire peur. J'ai essayé de le protéger au maximum. Moi-même en dépression, en arrêt de travail pendant 6 mois, j'avais du mal à ne pas penser à mes soucis,...
Aujourd'hui, je sais que c'est tout frais mais je sais aussi que ce sentiment persistera...je ne pourrais cesser de m'en vouloir sur chaque choix pris ou non. J'ai l'impression de l'avoir négligé dans les derniers moments alors que je ne l'avais jamais fait,.dévouée à eux. Je me dis que si j'avais su qu'il était malades tout aurait été différent, j'aurais doublé mon attention envers lui, que je n'ai pas fait assez, que j'aurais dû pousser mes examens, faire un de check-up après l'incendie,.. Si j'avais pu prendre toute cette souffrance... J'ai lu que c'était la pire douleur qu'une maladie puisse infliger à un chat. Comment je peux vivre en sachant ça, je ne cesse de voir les images et se l'imaginer avant que je n'arrive...la peur, la douleur...et je me dis que c'est mon mot et que je mérite de souffrir autant psychiquement que lui physiquement...
Je ne fais pas souvent ça mais je pense que j'ai besoin de personnes qui comprennent ma détresse, c'est toujours compliqué dans notre société qui minimise les relations avec les animaux et l'impact de leur perte...
Je n'ai pas de famille, pas de parents, pas de frères et sœurs, j'ai eu un compagnon avec lequel je me suis toujours sentie seule et peu comprise. À tendance dépressive, n'ayant pas une vie simple avec la perte jeune de ma maman atteinte de schizophrénie, elle s'est suicidée quand j'ai eu mes 18 ans. Ensuite, la vie n'a été souvent que tempête. J'ai construit ma famille avec mes animaux, un lien particulier s'est alors construit...
J'ai adopté Mozart le 22 septembre 2017, un petit amour débordant de vie, vraiment, pas simplement un petit chaton agité, c'était constant. J'avais déjà d'autres chats, mais ce petit ange a été une source unique d'amour, je ne sais pas comment l'expliquer, il était différent, ils le sont tous, mais Mozart l'était davantage. Et d'une profondeur extrême, une douceur et bienveillance... Que je n'avais jamais vu chez un chat, il prenait de ma place, autant avec son petit corps de faussement Main Coon croisé à une siamoise, qu'avec son caractère et ses petites habitudes étranges et si attachantes...
Je l'ai perdu lundi à 8h dans de terribles conditions, mon plus vieux chat est venu me chercher à 3h du matin..je ne me lève, ni ne me réveille, généralement pas quand il vient miauler, c'est une accoutumance pour me réclamer des croquettes. Pourtant, ce fut la cas de suite, en ouvrant la porte, j'entends mon petit amour miauler de manière si déchirante...il souffrait. Je suis descendue en trombe, il était allongé sur le sol, son petit corps dans son propre pipi...son regard emplie de détresse. Il ne parvenait plus à bouger ni les pattes arrière, ni la gauche avant...mon compagnon depuis 2 ans et demi a de suite essayé d'appeler le vétérinaire de garde, cela a pris du temps, je suis restée avec lui, essayant de le rassurer, mais il essayait de se traîner davantage vers moi, la détresse dans ses yeux...ces souvenirs atroces me hantent...Nous ne pouvions le déplacer comme ça, il semblait souffrir de cette paralysie simultanée... Avant que la véto n'arrive, je l'ai vu souffrir davantage, impuissante et son regard qui me criait de l'aide, à moi, le personne qui l'aimait le plus, à qui il faisait confiance pour me protéger...il a commencé à se claquer la tête sur le sol quand la vétérinaire de garde est arrivée...j'ai du mettre ma main entre elle et le sol. Elle m'a annoncé que c'était une ambolie pulmonaire, elle lui a injecté plusieurs produits en me disant, sans me l'annoncer cruement, que les chances qu'ils survivent étaient maigres, ce à quoi je lui ai répondu en larmes, que la seule chose que je souhaitais, c'est qu'il n'ait plus à souffrir... Elle lui a injecté une grosse dose de morphine et m'a dit que cela prenait généralement peu de temps avant que ne s'en aille le chat et qu'elle était désolée. Que s'il survivait jusque l'ouverture de la clinique, nous pourrions traiter davantage l'incident. Je suis restée les 6h au sol à ses côtés, tenant sa tête dans ma main, le rassurant en lui murmurant que j'étais là, que je l'aimais tellement fort...il réagissait par moment, semblait tellement souffrir à d'autres. J'ai fini par lui dire que je serais là quoique sera sa décision, de se battre ou de s'en aller... Il a tenu jusqu'à l'ouverture...nous l'avons déplacé avec le plus grand soin comme indiqué sur internet mais nous avons constaté, arrivé chez le vétérinaire qu'il n'était déjà plus présent.
Je suis effondrée, et me pose tellement de questions. Je m'en veux atrocement, au point que j'en ai envie de me faire du mal...il y a un mois de ça environ, il est tombé de son arbre à chat, une réaction affolante s'en est suivie, nous avons de suite appelé le vétérinaire de garde un dimanche, il nous a dit que c'était à cause de son asthme, mais toute la consultation il était très étrange, comme s'il omettait de dire quelque, aucun examen telle qu'une prise de sang, etc... Nous lui avons bêtement fait confiance...mais au décès de mon petit amour, mon Titan, nous avons remis les choses en contexte, nous avons creusé, c'était un AVC dû à l'aggravation d'une cardiomyopathie.
Je ne me le pardonnerais jamais, c'est aussi ça qui est sur, c'était à moi de me protéger et ne n'ai pas su...
Beaucoup de choses sont entrés en jeu...petit il est tombé de la fenêtre de mon appartement, ce à quoi me vétérinaire n'a constaté aucune séquelle. Mon petit bébé a avait déjà changé, plus sujet au stress, je le surprotégeais. Je suis d'ailleurs allée voir la vétérinaire car je trouvais que sa respiration était rapide, il toussait, éternuait beaucoup, on m'a dit qu'il avait un très léger souffle au cœur non alarmant. Les années sont passées et j'ai adopté un petit chien, enfin mon ex en voulait un malgré mes réticences, ayant déjà 4 chats, ne souhaitais me consacrer à eux
Finalement, j'ai cédé avec pour contrepartie qu'il en occupe, mais ce ne fut pas le cas, c'est moi qui est élevé ma petite puce, mais qui dit nouvel animal? Malgré mon amour pour tous, dit plus d'attention au nouvel arrivant sans pour autant les oublier... 2 années plus tard en 2022 je me sépare de cet "homme", je rencontre un HOMME génial, mais évidemment, le début idyllique amène aux absences répétées... Soit, je vis, je bosse, je 'e devrais pas m'en vouloir... En février 2023, un incendie survivent à l'étage au dessus du mien, j'étais en train de dormir un dimanche après midi, je me suis réveillée juste avant qu'il n'arrive à ma porte, j'ai sorti mon petit chien et mon vieux chat...mais les autres étaient cachés. J'ai tout envoyé valser pour les trouver, paniquer, j'allais rester dans l'appartement pour les trouver,.je ne pouvais partir sans eux mais l'un de mes voisins m'a entendu et m'a obligé à sortir. J'étais à pieds nus, dehors, mon chien dans mes bras, ne sachant m'arrêter de pleurer. Je demandais régulièrement aux pompiers s'ils savaient si le avait touché les appartements du dessous...en vain, ne voyais les fenêtres grandes ouvertes de mon appartement rempli de fumée. Dès que j'ai su que je pouvais monter, j'ai mobilisé plusieurs pompiers pour aller chercher mes bébés. Quand ils ont entendu ma voix, ils sont de suite sorti de leur cachette...quel soulagement pour moi. Ce fut un moment difficile et traumatisant pour nous tous. Nous sommes allés vivre quelque temps chez ma sœur... Mozart a mis du temps à se calmer, je me savais fragile, je l'ai isolé et rassuré. J'étais stupide...c'était cette de fumée qui l'avait atteint additionner au stress post-traumatique. Ma priorité était de leur trouver un foyer calme, sans source de stress, loin des enfants de ma sœur. Je nous cherchais un lieu de sécurité me promettant de les protéger et qu'il ne leur arrive rien. Nous avons emménagé deux semaines après dans un immeuble peu recommandable... j'étais peu présente avec le trajet pour le travail etc...mais outre cela, je ne m'absentais plus les weekends, mon chéri venait, je ne voulais pas les laissais. Ils se sont tous acclimatés rapidement. Même Mozart se sentait chez lui là-bas et en sécurité, il a fait retrouvé un peu de sérénité même si sa fragilité et son stress étaient davantage développés que pour les autres, mais nous avions retrouvés nos habitudes.
7 mois après, j'emménage dans une maison avec Monsieur...et là tout s'est dégradé, l'entente avec son chat ne s'est jamais faite, Mozart ne l'a pas accepté, ce qui a mis mon compagnon en rogne contre lui, il aime presque tout autant les animaux que moi, il n'aurait jamais fait de mal à mon petit ange, mais il m'a rejeté, s'en occupant oui, mais pas autant que les autres.
Beaucoup d'habitudes ont été bouleversées ici, et je l'ai senti malheureux, je pensais que son stress post-traumatique était également alimenté par cette ambiance et une appréhension constante. L'aspirateur, les escaliers, les gestes brusques de mon compagnon,...tout ça contribuaient à lui faire peur. J'ai essayé de le protéger au maximum. Moi-même en dépression, en arrêt de travail pendant 6 mois, j'avais du mal à ne pas penser à mes soucis,...
Aujourd'hui, je sais que c'est tout frais mais je sais aussi que ce sentiment persistera...je ne pourrais cesser de m'en vouloir sur chaque choix pris ou non. J'ai l'impression de l'avoir négligé dans les derniers moments alors que je ne l'avais jamais fait,.dévouée à eux. Je me dis que si j'avais su qu'il était malades tout aurait été différent, j'aurais doublé mon attention envers lui, que je n'ai pas fait assez, que j'aurais dû pousser mes examens, faire un de check-up après l'incendie,.. Si j'avais pu prendre toute cette souffrance... J'ai lu que c'était la pire douleur qu'une maladie puisse infliger à un chat. Comment je peux vivre en sachant ça, je ne cesse de voir les images et se l'imaginer avant que je n'arrive...la peur, la douleur...et je me dis que c'est mon mot et que je mérite de souffrir autant psychiquement que lui physiquement...