katlink
11/01/2024 à 01h07
Bien-sûr, nous sommes en effet des dégénérés, mais certains ont une conscience et sont des êtres sensibles à la souffrance, ont de l'empathie.
La prise de conscience que la vie d'un être humain ou de n'importe quel être vivant sont de même valeur est la clé.
Le jour où vous évitez le rayon poissonnerie parce que vous avez mal à la vue des animaux vivants qui souffrent pour le plaisir des estomacs sur pattes qui se régalent à l'idée de les dévorer, alors vous y êtes, vous avez compris.
Vous vous sentez étranger à ce monde consumériste dénué de valeurs.
Je ne pense pas que cette prise de conscience se fasse immédiatement ou au contraire, l'enfant communique d'égal à égal avec l'animal, jusqu'à ce que ses parents le somment de manger sa viande.
Je ne sais pas pour vous, la pub pour le poulet avec le gamin qui félicite son père pour bien produire de bons poulets et on passe du poulet sur pattes au poulet dans le plat me rend malade.
Combien d'enfants ont dû manger leur ami, le lapin, celui là même auquel il s'était attaché et qu'il prenait plaisir à caresser.
Voilà comment on casse les sentiments, comment on chasse la sensibilité.
On s'en moque, la sensibilité, c'est une preuve de faiblesse, de naïveté, d'infériorité.
C'est le jugement sociétal.
Il nous faut donc dépasser tous ces préjugés et avoir le courage de sortir du groupe pour affirmer nos valeurs, avec détachement par rapport à ceux qui se fichent de nous.
Alors la plus belle chose que l'on puisse faire c'est transmettre.
Je sauve aussi les araignées, alors que je confesse que plus jeune, j'en ai tué.
Quand mes enfants sont nés, j'avais la responsabilité de leur montrer qu'il faut montrer du respect envers toute forme de vie, car quelle que soit son apprarence, chaque être vivant mérite le respect.
Bon, j'avoue que j'ai encore du mal avec les moustiques et les limaces...
Mais j'y travaille