« Happy est partie… »Consultez également les autres discussions qui parlent de Hommages.
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01/05/2026 à 20:13:36 |
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lolohappy |
Bonjour à tous. Happy aurait eu 14 ans aujourd’hui… j’ai du la faire endormir il y a 4 semaines pile aujourdhui. Moins de 2 semaines après une simple visite chez le veto car je pensais à un léger abcès au niveau des dents, mais il s’est avéré que c’était un cancer de la mâchoire extrêmement invasif. Ma vie et la sienne ont basculé ce jour-là. Dans la peur et la douleur. Chaque jour, la maladie évoluait très rapidement. J’avais encore droit à quelques câlins mais surtout, j’essayais de la laisser tranquille afin qu’elle arrive à dormir un peu et puisse se reposer pour tenir le plus longtemps possible. Je suis restée avec elle. J’ai posé mes derniers jours de congés pour ne pas la laisser seule. Ca a été tellement rapide !!! La maladie me l’a arrachée si vite. Pourtant les dernières heures étaient si longues afin qu’elle soit enfin délivrée de ce mal. Je pourrais parler beaucoup de tout ce qu’on a vécu. C’était ma fille. L’être le plus important dans ma vie. Je ne vivais que pour être avec elle et qu’elle soit bien. Mais min deuil est étrange… et c’est ce qui fait que j’ai besoin de vous le dire. J’ai mal dans mon corps de par son absence mais parfois, j’ai l’impression que je suis dans le déni de sa mort mais aussi de sa vie ! Je ne pleure pas beaucoup. Je me sens bloquée. Elle n’est pas la, mais comme si elle n’avait jamais existé. Alors que je regarde des photos et vidéos d’elle mais sans émotion… je lis des posts de gens qui pleurent tous les jours et je me dis que je ne suis pas normale.y a t’il des personnes qui sont dans le même état que moi s’il vous plait ? Merci pour vos réponses. (Je ne me relis pas, mais j’ai l’impression d’avoir un coeur de pierre). Pourtant je compatis à vos peines |
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06/05/2026 à 07:41:46 |
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lily74 |
Ne vous inquietez pas, vous n'êtes pas seule dans ce cas.
J'ai vécu la même chose, pas avec un de mes chat, mais avec ma Maman. Alors que ma cousine pleurait au cimétière, j'avais les yeux secs, tout se passait à l'intérieur. Je m'étais préparée mentalement à son départ, avait pleuré avant.
Depuis, je m'en veut de n'avoir pas fait ceci ou cela, mais cela ne sert à rien. Elle est toujours dans un coin de mon coeur et vous verrez que c'est ce qui vous arrivera d'ici quelques temps.
Courage en attendant, votre Happy ne souffre plus, vous l'avez aimée jusqu'au bout de l'amour.Elle est en paix et vous méritez de l'être aussi. |
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06/05/2026 à 08:57:12 |
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vaudou7 |
Bonjour, kelke fois on ne réalise pas tout de suite car c'est le choc,puis peu à peu le manque ressurgit où une fois J'avais aussi un chat qui avait 1 cancer de la mâchoire, c'était horrible il bavais tout le temps et ça sentais mauvais il fallait que je recouvre partout où il allait et nettoyer derrière lui,ça me faisait 1 lave linge par jour alors quand le veto a mis fin à ses souffrances,j'avoue que ça été un soulagement et je n'ai pas eu de peine. Bon courage pour la suite, peut-être aurez vous un nouveau petit être à cajoler pour contrer à cela. Au delà du fait que vous ne l'a pleurez pas,vous avez la conscience tranquille de l'avoir toujours choyé, qu'elle n'a jamais été malheureuse. |
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07/05/2026 à 14:35:59 |
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gavroche68 |
Bonjour,
J'ai perdu Fidélio, l'année dernière, 13 ans, d'un cancer agressif des gencives, il a tenu 3 mois après le diagnostic, une horreur à vivre, une tumeur que je voyais grossir de jour en jour et pourtant, il s'accrochait.....
Je ne crois pas que vous avez un coeur de pierre je pense que c'est la façon qu'à trouvé votre cerveau de vous protéger d'une douleur trop grande. Ma maman est partie depuis bien longtemps, mais tout au début comme maintenant lorsque je vais sur sa tombe, c'est comme si mes pensées n'existaient pas, comme si j'étais là sans y être, comme un vide dans ma tête. Je plante mes fleurs et je ne "pense" pas.....
Chacun réagit différemment. Beaucoup de courage à vous. |
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07/05/2026 à 14:59:56 |
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sister |
Je suis comme ça, tout ce passe a l intérieur, comme tout le monde ja ai eu des deuils, je suis agée, ju ai perdu mes parents, j ai perdu un fils a la naissance, j ai perdu mes frères dont un qui était mon alter ego , nous étions très fusionnels..... j ai perdu des animaux, chiens et chats, mes animaux passaient avant mois, bien sur aprés mes enfants, ils nous suivaient partout, ou nous ne pouvions pas les emmener, nous n allions pas, et c est encore le cas aujourdh' ui, tout ça pour vous dire, que les seuls larmes que j ai versées, c était a l annonce ou au moment du déçés, et après... plus rien,...tout est intérieur, on ne réagit pas, parce que l on ne peut croire, ou accepter, mais attention !! nous le payons plus tard, avec , une maladie, parfois grave, c est mon cas, je m en suis sortie, mais ça m a rendue plus sensible je pense, je suis capable d'avoir les larmes aux yeux devant un film triste, ce qui n était jamais le cas avant, et j ai pleurée des semaines entiere notre Venise la chatte de 19 ans partie le 18 Février, et je la vois partout, partout ou elle s'installait, a contrario, et c est bizarre.... mon mari ultra sensible, qui a très facilement les larmes aux yeux devant des situations tristes, reeles ou virtuelles comme au cinéma, lui, a fait comme moi avant..... il a pleuré sur le coup, et aprés a repris la vie normale, il parle de venise, avec amour, mais sans tristesse...... chacun doit vivre son deuil a sa manière....et si on réflechis bien, après tout..; n est ce pas ce que nous avons vécu avant avec les défunts qui est le plus important? l amour que nous leurs avons donné? notre comportement avec eux,,, ? on ne peut plus rien faire aprés leur mort...donc,ce st l'amour que vous lui avez donné qui compte le plus |
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08/05/2026 à 07:34:19 |
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lolohappy |
Bonjour, merci beaucoup pour vos réponses et votre soutien.
J’avance un peu chaque jour dans la compréhension de mon deuil.
Je suis allée sur sa tombe dimanche pour la première fois. Elle est partie le 3 avril. J’y suis allée le 3 mai. Je crois que je m’étais « programmée » pour ça.
J’étais là, devant le trou dans lequel je l’avais moi-même déposée. Mais elle, elle n’y est pas. Je lui ai parlé plutôt calmement même s’il y avait des rivières de larmes. Je voulais que mon esprit comprenne qu’elle était morte (j’utilise ce mot violent volontairement), et bien, ça n’a pas marché…
Je n’arrêtais pas dire à voix haute : « tu n’es pas dans ce trou, sous cette terre, tu es partout ailleurs ». Je regardais le ciel, les arbres, la nature, c’est là qu’elle est. Et dans mon cœur.
Je lui ai dit tout ça, pendant de longues minutes. Et le plus fou, c’est que je le pense vraiment. Je ne suis pas croyante, et je ne suis pas non plus fleur bleue mais c’est comme ça que j’ai vécu le moment.
Depuis ça va… le premier mois sans elle est passé. J’ai l’impression que ça fait des années mais aussi que ça fait seulement 2 jours (très bizarre la notion du temps…)
Je me rends compte avec un peu de recul maintenant que les 2 semaines de sa maladie, pendant qu’elle souffrait un peu plus chaque jour, je souffrais aussi énormément. J’ai pleuré des torrents entiers. Je dormais à peine et je mangeais à peine. J’ai essayé d’aller travailler, mais c’était impossible de la savoir seule. J’avais de la chance car il me restait des jours de congés et j’ai une équipe de travail formidable qui comprenait vraiment ce que je vivais (et de toute façon, me garder au travail dans cet état, c’était impossible).
Pour vous dire que toutes mes larmes, ma préparation au deuil, je pense qu’elle s’est faite là. Je la regardais et chaque heure était comptée. Je savais que j’allais très vite devoir prendre ce fichu téléphone pour prendre ce fichu rendez-vous. Un jour au début de cette période, un vendredi soir pour être précise, j’ai appelé le cabinet vétérinaire, pour savoir comment ça se passerait si Happy ne tenait pas jusqu’à lundi. Je suis tombée sur une personne vraiment adorable qui est restée avec moi au tel pendant 20 minutes. Ca m’a fait un bien fou cet échange. Elle m’a beaucoup rassurée. Et ensuite, jour après jour, je mentalisais toutes les étapes. Meme je scénarisais ! Et puis, Happy s’est cachée un soir dans le placard, dans un endroit où elle n’était jamais allée. L’échéance approchait… et l’évidence aussi. Je savais que ce moment arriverait.
Le lendemain, je me suis rendue au cabinet pour prendre rdv (j’ai préféré comme ça plutôt que de le faire par téléphone). Et j’ai précisé que c’était probablement sa dernière consultation… J’ai demandé quelqu’un de très doux, et c’est ce qu’ils ont fait. Merci à eux pour tout ça. Et ensuite, le lendemain avait lieu la fameuse consultation. La matinée, elle me faisait encore quelques câlins, mais plutôt rapides et elle retournait dans sa cachette. Je me disais « je n’aurais jamais la force ». Et puis, 30 minutes avant le rdv, j’ai ressenti ce moment où je me suis transformée en « guerrière ». Incroyable comment mon esprit a vrillé ! Je n’avais pas le choix. Il fallait que sa souffrance s’arrête ! Avec elle, du début à la fin, sans jamais la lâcher, en lui parlant, l’embrassant.
Je comprends aujourd’hui que sa maladie était beaucoup plus difficile à vivre que sa disparition. Voir souffrir nos petits anges, c’est intolérable. Ils ne méritent pas ça.
Maintenant, Happy est toujours là, partout dans la maison, partout dans mes pensées, partout dans mon cœur, partout dans le ciel, et surtout, plus jamais, elle n’aura mal. Je t’aime mon ange. |
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09/05/2026 à 18:56:27 |
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mc64
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Votre témoignage est bouleversant.
Je me retrouve également dans toutes vos histoires.
Avoir des animaux c'est merveilleux mais dès qu'ils prennent de l'âge ou soient malades nous inquiètent.
Un vrai dilemne.
J'ai perdu plusieurs chats et chiennes dans ma vie et la perte de certains fut plus difficile à vivre.
Soyez courageuse dans cette épreuve si douloureuse. |
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12/05/2026 à 23:54:43 |
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lolohappy |
Merci mc64 ☺️
Si seulement nos anges pouvaient partir sans souffrir… puisque malheureusement, c’est dans l’ordre des choses qu’ils nous quittent 😔
C’est fou. Les jours passent… Je commence à moins les compter. Mais la présence d’Happy est toujours aussi forte, voire de plus en plus. Notre relation est réelle. Notre connexion aussi. Et les beaux souvenirs reviennent avec moins de douleur.
J’ai presque envie de changer le titre de la discussion… car en fait, Happy n’est pas partie. Elle est là. Partout et tout le temps.Et ma peine se transforme.
Je commence à ressentir de la gratitude d’avoir vécu cette vie avec elle. Qu’elle ait choisi de vivre avec moi.
Bien sûr, je me dis que j’aurais dû encore plus profiter de chaque instant. Mais c’est ce que j’ai fait en fait. Outre le travail, (et chaque matin, c’était très dur de la laisser, mais cela dit, quand je partais, elle avait déjà attaqué sa sieste de 3 heures, donc je pense que ça l’arrangeait que je déguerpisse le plancher pour être tranquille tant que je rentrais pour lui donner son repas du midi 😅), on était ensemble. Entre ses siestes, elle savait que j’étais là et elle venait m’offrir un de ses câlins merveilleux.
Du bonheur en fait. J’ai eu du bonheur avec elle. Et ça, c’est le cadeau qu’elle m’a fait et que je garde en moi.
J’envoie toute ma force et mon soutien aux personnes qui vivent la souffrance de leur ange, et si je peux vous donner un conseil, tant que vous le pouvez, embrassez-les, couvez-les d’amour, ils le méritent. |
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