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« Shunt porto systémique »

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07/02/2026 à 19:42:18
louannrle
Oui elle les a depuis presque 4 mois maintenant elle les a directement très bien toléré ! Et elle n’a pas fait la difficile elle les a bien mangé directement à la transition. Elles ont été introduit en même temps que le Lactulose mais pas de soucis de diarrhée de mon côté.
07/02/2026 à 21:43:02
scanette34
Ok merci 😉👍 tant mieux pour Aria car c’est parfois très compliqué de trouver une alimentation à la fois appétente et bien tolérée !
07/05/2026 à 09:13:15
kramik
Bonjour,

Je me permets de me joindre à votre conversation après être tombée dessus par hasard lors d’une recherche Google.

Pour ma part, mon chat a lui aussi souffert d’un shunt hépatique, diagnostiqué à l’âge de 9 mois, en 2020. À l’époque, il y avait encore moins d’informations sur le sujet, et c’est ce qui a été le plus difficile pour moi. J’avais l’impression de me battre seule, avec très peu de soutien dans cette épreuve.

Comme vous, mon petit chat a dû frôler la mort avant que l’on trouve enfin la cause. On m’a même parlé d’euthanasie, car elle avait de graves troubles neurologiques. Elle a malheureusement perdu la vue et faisait des crises d’agressivité, comme si elle se battait contre un autre chat. Puis elle a arrêté de s’alimenter.

Pendant son hospitalisation chez un vétérinaire, qui pensait dans un premier temps qu’elle avait été empoisonnée, j’ai trouvé un neurologue très expérimenté. Mon vétérinaire a accepté que je la reprenne pour ce rendez-vous et, après quelques palpations de son petit ventre, le neurologue a immédiatement détecté que quelque chose n’allait pas au niveau de son foie. La prise de sang a confirmé le shunt hépatique.

Nous avions enfin un diagnostic ! Je ne vous raconte pas le soulagement de savoir ce qui n’allait pas et, surtout, l’espoir qu’elle puisse encore vivre.

À partir de là, nous avons pris rendez-vous dans un hôpital universitaire afin de voir si une opération était envisageable. Elle a donc passé un scanner. Malheureusement, dans son cas, le shunt était intra-hépatique, donc situé dans le foie. C’est plus difficile à opérer et surtout plus dangereux.

À l’époque, la chirurgienne nous avait expliqué que les chances de réussite n’étaient pas très élevées, en raison du caractère intra-hépatique du shunt. Elle nous avait aussi parlé des nombreux risques possibles : décès pendant ou après l’opération, fermeture incomplète du shunt ou apparition d’un nouveau shunt plus tard.

Bref, tout ça a fait que j’ai finalement opté pour un traitement à vie. J’avais tellement peur de la laisser à l’hôpital et d’en ressortir avec son corps sans vie… Pour me convaincre, on m’avait même dit que, sans traitement, elle ne vivrait probablement pas plus de deux ans. Mais je ne voulais pas y croire et, surtout, j’étais prête à tout pour lui offrir une vie la plus stable possible.

Par contre, elle faisait des crises d’épilepsie toutes les deux à trois semaines, parfois moins, parfois plus. Et il ne fallait jamais rater le protocole à suivre.

Je lui donnais du lactulose, 1 ml deux fois par jour et un antibiotique 2x/j aussi mais que j arrêtais par moment. Elle n’a jamais repris de poids depuis le diagnostic et n’a pas beaucoup grandi. Elle pesait environ 2,4 kg.

Pour ma part, le neurologue ne m’avait jamais parlé d’antiépileptiques, car elle tolérait plutôt bien son traitement.
Ah, et je lui donnais également des croquettes hépatiques, ainsi que de la pâtée hépatique que je commandais en ligne. Par la suite, mon neurologue m’a expliqué que des croquettes et pâtées rénales/oxalates seraient probablement plus adaptées dans son cas.

Cependant, en août 2025, j’ai décidé de lui faire passer un check-up complet dans un autre cabinet vétérinaire, en leur expliquant bien tout son historique et son cas particulier. Nous avons donc fait une prise de sang ainsi qu’une analyse urinaire. Malheureusement, certains résultats sanguins semblaient montrer un problème, même si l’analyse urinaire paraissait plus rassurante.

À partir de là, on lui a quand même prescrit un antiépileptique. Au début du traitement, elle a eu un regain d’énergie. Cela faisait longtemps que je ne l’avais plus vue aussi active. Mais cela n’a duré que quelques jours… Ensuite, ce fut la dégringolade, et les problèmes ont recommencé.
07/05/2026 à 14:24:12
scanette34
Bonjour,

Merci beaucoup pour votre témoignage, cette pathologie est tellement rare (surtout chez les chats) ou du moins très rarement diagnostiqué, on se sent souvent bien seul....
C’est incroyable car To vient justement de refaire une crise généralisée ce matin (cela fait plus de 8 mois qu’elle n’en avait pas eu) mais je voyais bien que qquechose clochait ces derniers jours, et notamment une chute d’appétit/prise alimentaire.
J’envisage de lui donner qques jours d’antibio car jusqu'à présent cela ne faisait pas partie de son traitement, comme quoi tout les spécialistes n’ont pas le même protocole hélas... ça n'aide pas beaucoup pour faire des choix.

J’ai découvert récemment un témoignage d'anglais pour leur chatte qui vient de les quitter à l’âge de 13 ans ! Elle a été diagnostiquée très tôt et sous traitement à vie (lactulose, nourriture spéciale et antibio)

Votre témoignage confirme aussi la difficulté de poser ce type de diagnostique pour les vétos traitants, j’en ai pourtant vu beaucoup avant de pouvoir consulter un spécialiste neurologue qui a desuite évoquée cette piste du shunt hepatique. C'était pourtant assez peu probable au début car To est d’un gabarit très correct/dans les normes, autour de 4kg (parfois moins, parfois un peu plus)

Quel anti-épileptique vous a t-on prescrit ?

Pardonnez ma question mais je ne suis pas certaine d’avoir bien compris, votre chatte vous a quitté ou bien elle était toujours avec vous ?
12/05/2026 à 03:12:18
kramik
Oh pauvre petit… Je déteste les voir faire des crises. Ça me brisait le cœur de voir ma puce dans cet état.

Malheureusement oui, elle m’a quittée récemment à l’âge de 6 ans et demi après plus de 6 ans de combat contre un shunt hépatique.

En Aout 2025, suite à un nouvel épisode de crise (une toutes les deux semaines environs + vomissement), j'ai cherché à consulté son ancien neurologue mais comme je ne retrouvais plus, j’ai eu la mauvaise idée de consulté un nouveau cabinet vétérinaire pour voir s’il existait de nouvelles solutions, surtout pour diminuer les crises. Ils lui font quand meme faire un test urinaire qui n' etait pas top et pour s'assurer du resultat il s'en est suivis d'un test sanguin qui par contre était plus rassurant selon eux donc fausse alerte. Ils ont donc décidé d essayer l antiepileptique. C était du keppra (en sirop).

Au début, cela semblait fonctionner : plus de crises et même un petit regain d’énergie. Mais après 3 semaines seulement, son état s’est brutalement dégradé. Elle ne mangeait plus, ne buvait plus, s’isolait et devenait extrêmement faible. J’étais persuadée que quelque chose n’allait pas avec ce traitement, même si les vétérinaires pensaient qu’il y avait probablement autre chose derrière.

J’ai finalement arrêté le Keppra de moi-même. Elle a été hospitalisée car elle était complètement déshydratée. Je lui donnais seulement son lactulose et ses antibiotiques… et devinez quoi... elle a recommencé à manger et boire petit à petit.

J'ai ensuite demandé à faire un scanner complet pour voir s'il y avait autre chose qui n allait pas. C’est là qu’on a découvert qu’un de ses reins était totalement détruit : son uretère était bouché par des cristaux de calcium. Son deuxième rein fonctionnait encore, mais était déjà très atteint lui aussi.
Le verdict a été terrible : maximum 3 mois à vivre.
J’étais anéantie. D’autant plus qu’on lui avait déjà donné seulement 2 ans de vie lors du diagnostic de son shunt… et qu’elle avait finalement vécu bien plus longtemps.
Mais je n'avais plus confiance au cabinet. L'insuffisance rénale aurait pû être détecté quand j avais été 3 mois avant avec le test urinaire et la prise de sang... et pour courronné le tout me donner un traitement pas du tout adapté à sa maladie.

Bref, apres de nombreuse recherche j'ai ensuite réussi à retrouver son ancien neurologue. Lui m’a confirmer que le Keppra n’était pas du tout adapté à son type de “crises”, car son problème venait surtout des toxines liées au foie et non d’une épilepsie primaire. Elle avait bein eu les effets secondaire du medicament puisqu'il agissent sur une partie saine du cerveau. Ensuite, contrairement à ce que le cabinet prétebdait dire, lui n’était pas convaincu que ses reins aient été détruits uniquement à cause du shunt.
Mais malheureusement on m'a conseillé d'en arrêter là et connaitre la cause n'apporterait aucune solution car les reins étaient fort atteint.

À partir de ce moment-là, j’ai essayé de lui offrir la meilleure qualité de vie possible :
alimentation rénale,
beaucoup de pâtée (special renal et oxalate),
eau SPA,
surveillance constante,
énormément d’amour.

Et finalement… elle a encore vécu 7 mois supplémentaires.
Elle est partie il y a maintenant 2 semaines, dans mes bras.

Les vétérinaires m’ont dit que c’était déjà exceptionnel qu’elle ait vécu 6 ans et 8 mois avec toutes ses pathologies. Mais quand je lis aujourd’hui certains témoignages de chats ayant vécu beaucoup plus longtemps avec un shunt et vous me confirmer un temoignage de 13ans!, je me demande forcément si j’aurais pu faire plus… surtout pour ses reins 😞

Je pense que je garderai toujours cette question dans un coin de mon cœur 🤍
12/05/2026 à 15:14:36
scanette34
Les cas de shunt étant très rares et surtout tous très différents, de part l'endroit où ils peuvent se situer, leur taille, etc. l'espérance de vie et la prise en charge est forcément différente pour chaque cas, qui sont difficilement comparable pour le coup.

Mais pour avoir trouvé un certain nombre de témoignages et échangé avec différents vétérinaires "spécialistes" ils ne recommandent pas toujours la même médication, et c’est là que ça se complique, car au final il faut y aller de sa propre intuition/conviction, observer et voir si le chat se porte mieux ou pas.... sans aucune certitude que ce choix soit le bon. Mais comment savoir, quand les vétos eux-mêmes ne sont pas sur la même stratégie de soin ?

Pour ma part, c’est justement le neurologue qui m’a recommandé et prescrit le keppra (qui n’est rien d’autre que du lévétiracétam) mais en version sirop il m’était impossible de lui administrer à cause du goût trop amer, c’était une torture pour elle et pour moi.
Alors j’ai décidé de tenter la version comprimé que je reconditionne moi même au bon dosage en gélule et je parviens à lui administrer sans difficulté aujourd'hui.
Par prudence j’ai fait le choix de sous doser cet anti-épileptique car je reste convaincue que comme tout traitement, il peut conduire à des effets secondaires divers, d’où mon choix de donner moins que ce qui m’a été indiqué dans un premier temps, et de voir venir....

L’anti-épileptique ne soigne pas la cause bien entendu, mais limite le risque qu’une crise se déclenche à nouveau, on est en plein dans la logique du bénéfice/risque, car plus il y a de crises de convulsion, plus grand est le risque que d’autres crises surviennent encore par la suite. C'est un cercle vicieux, chaque crise d’épilepsie provoque des défaillances et fragilité neuronales, et cette fragilité une fois installée peut devenir la cause principale de declenchement d’une épilepsie (même si au départ dans notre/votre cas, elle n’était pas primaire à la base)

Je ne suis pas véto, mais je pense cependant que l’insuffisance rénale est l’une des principales complications liée à la présence d’un shunt, car comme le foie ne peut jouer pleinement son rôle de filtre, et bien se sont les reins qui font tout le boulot à sa place. Les calculs et troubles urinaires sont fréquents, surtout si l’alimentation est trop protéinée, cela peut engendrer des calculs d’urate et d’oxalate et fragiliser les reins à la longue.
Malheureusement dans votre cas, une simple analyse de sang classique ne pouvait pas permettre de déceler une insuffisance rénale car bien souvent les taux d’urée et de créatinine sont plutôt bas, voir parfois très bas, lorsqu'il y a la présence d’un shunt.
Il existe apparemment un autre moyen de contrôler l’état des reins via analyse sanguin (je n’ai aucune idée duquel) mais c’est justement ce que j’envisage de faire contrôler prochainement pour To.
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