vovi
Auteur
10/11/2021 à 11h54
Bonjour,
Mon chat Vovi, mâle Mau arabe âgé d'à peine 04 ans avait grandi et vécu dans une maison et passait beaucoup de temps dehors, à chasser, à protéger son territoire, à se battre avec ses congénères. I était un chasseur hors pair vraiment et avait toujours e dessus sur ses congénères. Pourtant il était si intelligent, si adorable et affectueux. Il attendait toujours que je me pose sur le canapé pour venir sur moi me broder les jambes et ensuite dormir sur moi.Je ne vous cache pas que je l'aimais énormément, lui et moi avions un lien mystérieux qui nous unissait, je ne saurais l'expliquer. J'ai pourtant toujours eu et vécu avec des chats.Mais Vovi était spécial, il faisait des choses si étonnantes qu'il me faudrait écrire un livre pour les relater. Je précise que nous vivions dans une région très montagneuses et à une altitude élevée en Kabylie, une région d'Algérie. J'ai dû en février 2021 déménager pour un nouvel emploi à 600 kms de chez moi et avec ma femme, e choix a été fait d'emmener avec nous notre Vovi.Ce fut un choix difficile car j'avais des états d'âmes de priver de liberté mon Vovi en l'enfermant dans un appartement, mais en même temps il m'était insupportable et impensable de l'abandonner. A ma grande surprise il s'est bien fait à sa nouvelle vie, il n'a jamais cherché à sortir ou à fuir, hormis les 3 premiers jours ou il se cachait en hurlant jour et nuit. Il restait donc avec ma femme tandis que moi je passais mes journées au bureau et Vovi guettait toujours mon arrivée, et lorsque j'arrivais enfin à a maison il me faisait la fête, il était si heureux, il se roulait dans le couloir.A chaque fois que j'appelais ma femme depuis mon bureau et qu'il entendait ma voix, elle me disait qu'il miaulait, elle mettait le téléphone près de lui pour me faire écouter. A contrario chaque matin lorsque je quittais mon appartement, il était triste et me faisait la tête. C'était difficile pour moi de le laisser. Puis un jour d'avril 2021 mon monde a basculé, il à été diagnostiqué atteint d'une IRC sévère ainsi que d'une pancréatite. Après avoir consulté un premier véto en mars, suite a des abcès dans la bouche qui empêchaient mon chat de manger, il lui était administré de nombreux antibiotiques et anti inflammatoires quotidiennement par injections, sans pour autant que ce véto pense à lui faire une échographie. Voyant l'état de mon chat se dégrader j'avais décidé de changer de vétérinaire et une échographie lui fut faite, c'est ainsi que son IRC fut détectée, hélas trop tard. En effet il était déja suivant ses analyses de sang et l'état de ses reins au stade 3 avancé.Pourtant mon chat n'avait auparavant montré aucun signe de maladie, il avait bon appétit et buvait juste un peu plus. Il avait alors un poids de 5.5 kg. Vous imaginez ma stupéfaction ainsi que mon désarroi, sachant que j'avais des liens plus qu'étroits avec mon Vovi. Il était adorable, intelligent, digne et vraiment courageux. Dès avril j'ai donc entamé les traitements, vitamines, oligoéléments, fer et calcium ( 500 mg /jour), hélas il n'y a pas de Sémintra en Algérie.. Je lui administrais ses traitements avec des seringues, c'était éprouvant car il refusait, mais je m'y obligeait pour son mieux être.Il y eut des hauts et des bas, il vomissait des temps en temps, tantôt du sang en quantité importante, tantôt ce qu'il avait ingéré ( je lui faisait des injections anti-vomitif), il mangeait puis ne mangeait plus. Son régime alimentaire sur conseil du véto se composait de 70 grammes de protéines ( banc de poulet cru), de poissons gras, ainsi que d'abats, également crus. Je lui ajoutait de la courgette cuite à l'eau également. Dès juillet ses nausées chroniques l'empêchaient de manger, les diarrhées étaient fréquentes et il ne voulait plus boire. J'ai dû à plusieurs reprises le faire hospitaliser pour qu'il soit mis sous perfusion. Son état s'améliorait quelques jours puis rechute hélas. Refus de manger, refus de boire, je fus contrains de le faire boire avec des seringues, malgré cela il se déshydratait, et perdait beaucoup de poids pour arriver à 2.3 kg.Je ne faisait que l'emmener chez le véto pour des perfusions, mais au bout d'un certain temps, il n'y avait aucun mieux hélas. Ainsi dès le 31 Août il refusait carrément les seringues d'eau, cela lui faisait mal, il ne pouvait plus avaler, ni manger quoique ce soit. Il ne déféquait que du sang à longueur de journée, javais donc décidé de l'emmener une dernière fois chez le véto, non pas pour le soigner car je savais que c'était la fin, mais pour avoir une perfusion qui lui permettrait de tenir le trajet de 6h jusqu'à ma maison.
Je priais pour qu'il ne parte pas avant d'avoir revu sa maison, son jardin qu'il aimait tant et je voulais qu'il soit enterré chez lui. Arrivés chez nous , il est allé dans la cuisine comme à son habitude, j'ai tenté de lui donner à manger mais i m'a fait comprendre qu'il ne pouvait pas, il est allé un peu partout dans la maison. Je les enroulé dans un couverture polaire pour le tenir au chaud puis je l'ai perfusé de nouveau. Au bout d'une heure environ, il a arraché la perf puis a décidé de sortir. Il tenait à surveiller son territoire, alors qu'il tenait à peine debout. Il a descendu les quelques marches d'escaliers en chancelant pour inspecter les lieux de tous côtés.Il est resté un moment dehors puis j'ai décidé de le rentrer car il faisait frais la nuit tombée et sa température corporelle était basse. A la maison, il se cachait sous le lit, je pensais alors qu'il ne passerait pas la nuit. Je 'ai encore enveloppé puis lui ai remis la perf.Ma femme et moi nous sommes allés dehors et en rentrant, il n'était plus la ou je l'avais installé. Il était dans le couloir et croyez moi ou non, il était enveloppé comme si il avait été bordé pour que son corps ne soit pas en contact avec le sol froid. Non loin de lui se trouvait une défécation de sang, il avait essayé de monter les quelques marches pour aller à la sale de bain faire ses besoins sans y arriver. Nous étions stupéfaits de le voir border ainsi, par quel miracle? Je l'ai pris et 'ai placé confortablement dans le canapé sous une couverture polaire et je l'ai veillé toute la nuit, en lui parlant, le rassurant, en lui demandant de lâcher prise, mon cœur saignait de le voir souffrir ainsi et je priais pour qu’il s'éteigne dans son sommeil.Je n'ai pratiquement pas fermé l’œil de la nuit et au matin, i était toujours la.Il n'avait pas bougé de son fauteuil, et ses pattes étaient toutes raides. Je ne pouvais contenir mes larmes de le voir souffrir ainsi, j'étais désemparé. Ma femme eût l'idée de le sortir enveloppé dans sa couverture dans le jardin, la ou il aimait se vautrer jadis. Nous sentions les odeurs de l'oranger, des figuiers, il y avait du soleil et un concert de chant d'oiseaux. Vovi était heureux, cela se voyait dans son regard, il retrouvait les sons et les odeurs qu'il connaissait et aimait tant. Le chant des oiseaux fut un dernier hommage à celui qui les avait tant chasser... J'ai appelé le véto pour qu'il lui fasse une injection pour le laisser partir, je ne supportais pus de le voir souffrir de la sorte.Mais Vovi a entendu sa voix au téléphone et en a décidé autrement. en effet tandis que je le rentrais car il faisait frais, je l'ai installé sur le canapé ou il avait l'habitude de me broder et au bout d'à peine 10 minutes, il a étendu ses pattes pour broder, je lui ai tendu ma main alors que je ne comprenais pas comment il avait pu faire cela alors même que ses pattes étaient paralysées. Il m'a brodé environ 20 secondes tout en nous regardant il a étiré sa tête vers l'arrière puis dans un dernier souffle s'est éteint. C'était son au revoir à lui. Il fut exceptionnel jusqu'au dernier instant de sa vie. Je 'lai lavé, embrassé, enveloppé dans un linceul blanc puis l'ai déposé dans sa tombe dans le jardin qu'il chérissait. J'ai planté sur sa dernière demeure des géraniums qu'ils aimait tout autant. C'est l'histoire de mon Vovi que j'aime tant et qui me manque terriblement. Je n'arrive pas à faire le deuil de sa disparition. Vovi tu resteras à jamais dans mon cœur et mes pensées. Adieu mon ami et sois heureux au paradis.Je vous remercie de m'avoir lu, bien que je sache que c'est long, je voulais rendre un vibrant hommage à mon ami Vovi. Courage à toutes celles et ceux qui sont confrontés à cette terrible et sournoise maladie.
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Mon chat Vovi, mâle Mau arabe âgé d'à peine 04 ans avait grandi et vécu dans une maison et passait beaucoup de temps dehors, à chasser, à protéger son territoire, à se battre avec ses congénères. I était un chasseur hors pair vraiment et avait toujours e dessus sur ses congénères. Pourtant il était si intelligent, si adorable et affectueux. Il attendait toujours que je me pose sur le canapé pour venir sur moi me broder les jambes et ensuite dormir sur moi.Je ne vous cache pas que je l'aimais énormément, lui et moi avions un lien mystérieux qui nous unissait, je ne saurais l'expliquer. J'ai pourtant toujours eu et vécu avec des chats.Mais Vovi était spécial, il faisait des choses si étonnantes qu'il me faudrait écrire un livre pour les relater. Je précise que nous vivions dans une région très montagneuses et à une altitude élevée en Kabylie, une région d'Algérie. J'ai dû en février 2021 déménager pour un nouvel emploi à 600 kms de chez moi et avec ma femme, e choix a été fait d'emmener avec nous notre Vovi.Ce fut un choix difficile car j'avais des états d'âmes de priver de liberté mon Vovi en l'enfermant dans un appartement, mais en même temps il m'était insupportable et impensable de l'abandonner. A ma grande surprise il s'est bien fait à sa nouvelle vie, il n'a jamais cherché à sortir ou à fuir, hormis les 3 premiers jours ou il se cachait en hurlant jour et nuit. Il restait donc avec ma femme tandis que moi je passais mes journées au bureau et Vovi guettait toujours mon arrivée, et lorsque j'arrivais enfin à a maison il me faisait la fête, il était si heureux, il se roulait dans le couloir.A chaque fois que j'appelais ma femme depuis mon bureau et qu'il entendait ma voix, elle me disait qu'il miaulait, elle mettait le téléphone près de lui pour me faire écouter. A contrario chaque matin lorsque je quittais mon appartement, il était triste et me faisait la tête. C'était difficile pour moi de le laisser. Puis un jour d'avril 2021 mon monde a basculé, il à été diagnostiqué atteint d'une IRC sévère ainsi que d'une pancréatite. Après avoir consulté un premier véto en mars, suite a des abcès dans la bouche qui empêchaient mon chat de manger, il lui était administré de nombreux antibiotiques et anti inflammatoires quotidiennement par injections, sans pour autant que ce véto pense à lui faire une échographie. Voyant l'état de mon chat se dégrader j'avais décidé de changer de vétérinaire et une échographie lui fut faite, c'est ainsi que son IRC fut détectée, hélas trop tard. En effet il était déja suivant ses analyses de sang et l'état de ses reins au stade 3 avancé.Pourtant mon chat n'avait auparavant montré aucun signe de maladie, il avait bon appétit et buvait juste un peu plus. Il avait alors un poids de 5.5 kg. Vous imaginez ma stupéfaction ainsi que mon désarroi, sachant que j'avais des liens plus qu'étroits avec mon Vovi. Il était adorable, intelligent, digne et vraiment courageux. Dès avril j'ai donc entamé les traitements, vitamines, oligoéléments, fer et calcium ( 500 mg /jour), hélas il n'y a pas de Sémintra en Algérie.. Je lui administrais ses traitements avec des seringues, c'était éprouvant car il refusait, mais je m'y obligeait pour son mieux être.Il y eut des hauts et des bas, il vomissait des temps en temps, tantôt du sang en quantité importante, tantôt ce qu'il avait ingéré ( je lui faisait des injections anti-vomitif), il mangeait puis ne mangeait plus. Son régime alimentaire sur conseil du véto se composait de 70 grammes de protéines ( banc de poulet cru), de poissons gras, ainsi que d'abats, également crus. Je lui ajoutait de la courgette cuite à l'eau également. Dès juillet ses nausées chroniques l'empêchaient de manger, les diarrhées étaient fréquentes et il ne voulait plus boire. J'ai dû à plusieurs reprises le faire hospitaliser pour qu'il soit mis sous perfusion. Son état s'améliorait quelques jours puis rechute hélas. Refus de manger, refus de boire, je fus contrains de le faire boire avec des seringues, malgré cela il se déshydratait, et perdait beaucoup de poids pour arriver à 2.3 kg.Je ne faisait que l'emmener chez le véto pour des perfusions, mais au bout d'un certain temps, il n'y avait aucun mieux hélas. Ainsi dès le 31 Août il refusait carrément les seringues d'eau, cela lui faisait mal, il ne pouvait plus avaler, ni manger quoique ce soit. Il ne déféquait que du sang à longueur de journée, javais donc décidé de l'emmener une dernière fois chez le véto, non pas pour le soigner car je savais que c'était la fin, mais pour avoir une perfusion qui lui permettrait de tenir le trajet de 6h jusqu'à ma maison.
Je priais pour qu'il ne parte pas avant d'avoir revu sa maison, son jardin qu'il aimait tant et je voulais qu'il soit enterré chez lui. Arrivés chez nous , il est allé dans la cuisine comme à son habitude, j'ai tenté de lui donner à manger mais i m'a fait comprendre qu'il ne pouvait pas, il est allé un peu partout dans la maison. Je les enroulé dans un couverture polaire pour le tenir au chaud puis je l'ai perfusé de nouveau. Au bout d'une heure environ, il a arraché la perf puis a décidé de sortir. Il tenait à surveiller son territoire, alors qu'il tenait à peine debout. Il a descendu les quelques marches d'escaliers en chancelant pour inspecter les lieux de tous côtés.Il est resté un moment dehors puis j'ai décidé de le rentrer car il faisait frais la nuit tombée et sa température corporelle était basse. A la maison, il se cachait sous le lit, je pensais alors qu'il ne passerait pas la nuit. Je 'ai encore enveloppé puis lui ai remis la perf.Ma femme et moi nous sommes allés dehors et en rentrant, il n'était plus la ou je l'avais installé. Il était dans le couloir et croyez moi ou non, il était enveloppé comme si il avait été bordé pour que son corps ne soit pas en contact avec le sol froid. Non loin de lui se trouvait une défécation de sang, il avait essayé de monter les quelques marches pour aller à la sale de bain faire ses besoins sans y arriver. Nous étions stupéfaits de le voir border ainsi, par quel miracle? Je l'ai pris et 'ai placé confortablement dans le canapé sous une couverture polaire et je l'ai veillé toute la nuit, en lui parlant, le rassurant, en lui demandant de lâcher prise, mon cœur saignait de le voir souffrir ainsi et je priais pour qu’il s'éteigne dans son sommeil.Je n'ai pratiquement pas fermé l’œil de la nuit et au matin, i était toujours la.Il n'avait pas bougé de son fauteuil, et ses pattes étaient toutes raides. Je ne pouvais contenir mes larmes de le voir souffrir ainsi, j'étais désemparé. Ma femme eût l'idée de le sortir enveloppé dans sa couverture dans le jardin, la ou il aimait se vautrer jadis. Nous sentions les odeurs de l'oranger, des figuiers, il y avait du soleil et un concert de chant d'oiseaux. Vovi était heureux, cela se voyait dans son regard, il retrouvait les sons et les odeurs qu'il connaissait et aimait tant. Le chant des oiseaux fut un dernier hommage à celui qui les avait tant chasser... J'ai appelé le véto pour qu'il lui fasse une injection pour le laisser partir, je ne supportais pus de le voir souffrir de la sorte.Mais Vovi a entendu sa voix au téléphone et en a décidé autrement. en effet tandis que je le rentrais car il faisait frais, je l'ai installé sur le canapé ou il avait l'habitude de me broder et au bout d'à peine 10 minutes, il a étendu ses pattes pour broder, je lui ai tendu ma main alors que je ne comprenais pas comment il avait pu faire cela alors même que ses pattes étaient paralysées. Il m'a brodé environ 20 secondes tout en nous regardant il a étiré sa tête vers l'arrière puis dans un dernier souffle s'est éteint. C'était son au revoir à lui. Il fut exceptionnel jusqu'au dernier instant de sa vie. Je 'lai lavé, embrassé, enveloppé dans un linceul blanc puis l'ai déposé dans sa tombe dans le jardin qu'il chérissait. J'ai planté sur sa dernière demeure des géraniums qu'ils aimait tout autant. C'est l'histoire de mon Vovi que j'aime tant et qui me manque terriblement. Je n'arrive pas à faire le deuil de sa disparition. Vovi tu resteras à jamais dans mon cœur et mes pensées. Adieu mon ami et sois heureux au paradis.Je vous remercie de m'avoir lu, bien que je sache que c'est long, je voulais rendre un vibrant hommage à mon ami Vovi. Courage à toutes celles et ceux qui sont confrontés à cette terrible et sournoise maladie.
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